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Des yeux lumineux

De tous les sens que l’humain possède, la vue demeure le plus développé des sens et sûrement l’un des mieux adapté à l’environnement multimédia. On estime qu’environ 70 % des récepteurs sensoriels de l’organisme sont situés dans les yeux et près de la moitié du cortex cérébral participe à un aspect ou à un autre du traitement visuel de l’information (MAR 98 : 544). La science lui donne un statut particulier en émettant l’hypothèse que les yeux constituent effectivement une proéminence du cerveau (ROI 75 : 31). D’ailleurs, « nous ne voyons pas avec nos yeux, mais avec notre cerveau » (LEG 01).

L’œil, organe de la vision, se trouve relié au cerveau par les nerfs optiques qui lui, transmet des sensations reçues par les stimulus des cellules photoréceptrices. Ces récepteurs visuels photosensibles s’estiment au nombre d’environ 6 millions de cônes et 125 millions de bâtonnets répartis dans la membrane rétinienne (Figure I). Parmi les millions de photorécepteurs, les bâtonnets demeurent les plus sensibles à la lumière, mais fournissent des images floues et incolores tandis que les cônes s’activent aux flux lumineux et procurent une vision très précise de la couleur (CAM 95). Les produits chimiques photosensibles contenus dans les cônes, appelés les photopigments, présentent une réceptivité spécifique aux longueurs d’ondes lumineuses (NAI 90).

Figure I – Les caractéristiques de l’œil humain

 Les caractéristiques de l’œil humain

Sources des dessins (KAI 01)

Outre ses qualités de récepteur sensible, la vision peut discerner les formes, analyser les distances, ressentir les reliefs et, par la persistance rétinienne, percevoir le mouvement (images cinématographiques). Encore que ces caractéristiques soient importantes, il ne faut pas oublier que la vision dépend de la mnémonique visuelle, c’est-à-dire que la perception visuelle extérieure est peu de chose par rapport à ce que notre mémoire y rajoute (BER 68 : 68).