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Principes de conception
Toute interface multimédia qui se respecte passe toujours par létape de base quest la conception. À cette étape, on met en place les ingrédients qui vont constituer le produit final. Cest ici que la sélection des éléments et létablissement de solides principes prennent toute leur valeur. Puis, tout au long dune période dincubation plus ou moins longue, se développe un produit tributaire des impulsions du départ. La valeur du produit final dépend donc de lattention portée au moment de la conception et à la qualité des ingrédients de départ.
La conception de productions multimédias devrait toujours se faire à partir dune base en noir et blanc. Cette façon de fonctionner assure que les textes et graphiques soient accessibles même si on les visualise sans les couleurs. Effectivement, si les couleurs seules deviennent porteuses dinformation, les utilisateurs qui éprouvent de la difficulté à distinguer certaines couleurs ou ne voit quen noir et blanc ne pourront peut-être pas accéder à toutes ces informations. De surcroît, les utilisateurs équipés de périphériques à affichages non-multicolores ou non-visuels (comme les navigateurs vocaux) ne percevront pas linformation (YAL 99).
Un des points fondamentaux pour le design dinterface sadressant aux utilisateurs ayant une vision colorée déficiente concerne les contrastes de couleurs. En effet, le contraste des couleurs entre le texte et le contexte (fond) ainsi que le contraste concernant la juxtaposition de certaines couleurs apportent souvent de la confusion pour les daltoniens, de sorte que leur degré daccessibilité aux interfaces multimédias sen trouve réduit.
Il savère donc essentiel, de porter une attention particulière aux choix de couleurs que lon sélectionne pour entrer dans la composition dune interface.
Après létablissement du choix des couleurs, il devient indispensable de vérifier notre choix en activant laffichage de lécran avec loption « 256 niveaux de gris ». Ceci, en vue de sassurer du contraste valable entre le texte et le contexte en plus de vérifier la différence de luminosité entre les éléments graphiques.
Suite à cette étape, une dernière vérification, doit se faire à laide de logiciel de simulation de vision colorée déficiente, afin dassurer la correction de la majorité des problèmes liés aux tonalités. Avec ces logiciels de simulation qui sefforcent de reproduire la vision des couleurs perçues par les dyschromates protanopes, deutéranopes et tritanopes, il devient plus simple de comprendre la problématique que ressentent les daltoniens vis-à-vis les interfaces ne tenant pas compte de leur vision des couleurs.
Dans le cas des objets de navigation (boutons, onglets ou barres) qui utilisent la couleur comme porteuse dinformation, il faut prendre soin dajouter un indicateur textuel ou une information numérique situé à proximité.
Si on emploie le codage des couleurs pour fournir des informations, on doit toujours fournir des indices supplémentaires, comme des textures, des formes, des hachures, une localisation spatiale ou des étiquettes explicites (WOL 99).
Le texte de remplacement doit accompagner toutes les images, applets, boutons, cases à cocher, listes combinées, images réactives, etc. Il doit prendre une forme descriptive courte et précise. Lattribut « longdesc », pour sa part, prend la même fonction que « alt » sauf que ses descriptions sont plus détaillées. Cependant, pour des images dont lunique fonction est décorative ou pour transmettre des informations superflues, lemploi dun attribut de chaîne vide « alt=" " » savère nécessaire pour ne pas surcharger les utilisateurs qui utilisent des navigateurs vocaux (NIE 99 : 299).
Le texte de remplacement ne doit pas décrire visuellement comment apparaît lélément ou comment il semble apparaître. Il représente la fonction du contenu. Sil faut décrire une image de loupe pour un bouton de recherche, « lalt » serait « Recherché » plutôt que « loupe ». Une bonne façon de décrire lélément est de simaginer le lire au téléphone pour quil soit compréhensible à lauditeur. La chaîne de description ALT ne devrait pas dépasser plus de 8 à 10 mots (NIE 99).
Dans plusieurs interfaces que lon retrouve présentement dans Internet, lélément sonore tend à être oublié ou à sutiliser de façon décorative, sinon de manière abusive. Cependant, son utilité peut devenir intéressante si on lemploie de façon ciblée et intelligente pour signifier une information ou un message important en appui à des codes de couleurs.
Un produit multimédia demande des concepts qui tiennent compte des contraintes techniques. Toutefois, une attention particulière doit se porter sur la façon quon désire présenter et diffuser linformation, à qui on ladresse et comment on veut la distribuer.
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