7 grand axes horizontaux
Le sonTexte de remplacementNavigationPremier plan et arrière-planLa couleurErgonomie et utilisabilitéDesign d'informationImages fixes et animationsBouton de navigationTexte, typographie et lisibilitéLa couleurPrincipes de conception

La couleur

Comme mentionnée précédemment dans le grand axe vertical « La couleur », l’utilisation de la couleur dans les interfaces multimédias demeure une question complexe et difficile à cerner. Cette contrariété prend son origine dans l’inexistence de système et de norme permettant, comme dans l’imprimerie, d’assurer une certaine uniformité d’affichage des couleurs sur l’ensemble des écrans disponibles sur le marché (SOH 99).

  • B1

Pour combler en partie cette lacune, nous avons constitué une gamme de couleurs à partir de la palette de 216 couleurs dites « sûres » (Figure VIII). Cette gamme se présente sous forme de tableau qui se divise en 5 colonnes verticales. La gamme permet de choisir les couleurs pour les textes et le contexte. Les trois colonnes du centre offre des couleurs d’appui. (voir la figure VI précédemment)

Figure VIII - Palette des 216 couleurs dites « sûres »
Palette des 216 couleurs dites « sûres »

Pour ceux qui veulent un affichage multi-plateformes encore plus sécuritaire, il existe une palette de 22 couleurs « vraiment sûre »(Figure IX) pour le Web (LEH 00 : 6). Cette palette de 22 couleurs forme une référence en terme d’affichage multi-plateformes des couleurs à l’écran. Toutefois, ces 22 couleurs sont devenues que 10 couleurs « vraiment-vraiment sûres » (Figure X) après un passage par une table de simulation du daltonisme.

Figure IX - Palette des 22 couleurs « vraiment sûres »
Palette des 22 couleurs « vraiment sûres »
Figure X - Palette des 10 couleurs « vraiment-vraiment sûres »
 Palette des 10 couleurs « vraiment-vraiment sûres »

  • B2

Un des principes importants à propos des contrastes de couleurs pour les utilisateurs ayant une vision colorée déficiente concerne le spectre chromatique. Ces utilisateurs sont souvent moins sensibles aux couleurs sur l’une ou l’autre fin du spectre, les rouges et les bleus apparaissent plus sombres qu’aux individus trichromates normaux. De plus, les couleurs claires leurs apparaissent plus sombres et ils perçoivent une réduction du contraste de luminosité entre les couleurs.

Pour ces raisons, il faut éviter de combiner les couleurs pâles dans les tons de rouge ou bleu avec les couleurs sombres dans les tons de jaune ou vert. Les couleurs foncées du début et de la fin du spectre en combinaison avec les couleurs lumineuses situées au centre du spectre chromatique sont à privilégier.

Lorsqu’on veut obtenir des contrastes harmonieux, on peut se référer aux Sept contrastes de la couleur élaborée par Johannes Itten dans son document Art de la couleur (VER 00) :

  • Le contraste de la couleur en soi
  • Le contraste clair-obscur
  • Le contraste chaud-froid
  • Le contraste des complémentaires
  • Le contraste simultané
  • Le contraste de qualité
  • Le contraste de quantité
  • B3

L’utilisation de la couleur dans la navigation peut rehausser efficacement l’impact visuel et l’accessibilité d’un interface multimédia ou en diminuer considérablement l’impact si ces couleurs sont mal harmonisées et ne sont accompagnées que d’éléments textuels indiquant leurs fonctions.

  • B4

Pour tous les éléments qui utilisent la couleur, l’emploi de texte de remplacement prend une importance incontournable lorsqu’on veut rendre l’interface multimédia vraiment accessible. Cette fonctionnalité ne sert pas seulement aux utilisateurs daltoniens qui désactivent l’affichage d’image à l’écran mais aussi aux utilisateurs malvoyants et ceux qui possèdent une bande passante de faible débit.

  • B5

Outre leurs aspects décoratifs, la couleur et le son peuvent servir de véhicule d’informations codées. La puissance de ces informations codées dépasse souvent l’aspect de la couleur ou du son en tant que tel. Pensons au vert utilisé pour les feux de circulation et au « bip sonore » qui parfois l’accompagne à certaines intersections de rue. La combinaison de ces deux sources d’information codées se renforcent mutuellement pour informer les piétons voyants ou mal-voyants de traverser l’intersection en toute confiance. Il devient donc important de bien connaître et d’employer intelligemment la combinaison de ces véhicules d’information caractérisés par la couleur et les éléments sonores.